Cas 01 · le coach invisible
Très solide en séance. Inexistant sur le marché entreprise.
Le contexte. Quinze ans d’expérience. Plus de mille heures de coaching individuel. Une certification reconnue. Un travail régulier en supervision. Et pourtant, à peine deux à trois missions entreprise par an.
Ce qui bloquait. Quand un DRH le rencontrait, il l’écoutait poliment. Puis prenait un autre coach. Sans qu’on lui dise vraiment pourquoi. Il en concluait, à tort, qu’il devait « se former encore » ou « se positionner mieux ».
Le travail. L’audit a montré qu’il sur-justifiait sa pratique, parlait beaucoup de ses méthodes, et laissait peu de place au silence. Sa compétence ne pouvait pas se déposer parce qu’il l’empilait.
Ce qui a changé. Il a appris à parler moins. À laisser ses interlocuteurs venir à lui. À tenir sa place sans la prouver. En 9 mois, son carnet entreprise s’est rempli sans qu’il ait à démarcher davantage.
Cas 02 · le coach sur-adapté
Tellement compétent qu’il en devenait illisible.
Le contexte. Dix ans de coaching. Une double certification. Capable d’intervenir sur des sujets sensibles avec une intelligence rare. Mais des entretiens entreprise qui se concluaient toujours par un « on va réfléchir » sans suite.
Ce qui bloquait. En rendez-vous, il compensait. Plus il voulait rassurer, plus il expliquait. Et plus il expliquait, plus il perdait sa place face aux décideurs. Son intelligence l’encombrait davantage qu’elle ne le servait.
Le travail. Ralentir. Arrêter de répondre avant la fin des questions. Tenir un cadre clair plutôt que tout déplier. Travailler la qualité de présence en supervision pour qu’elle puisse se déployer en rendez-vous.
Ce qui a changé. Il a commencé à moins convaincre… et à être davantage écouté. Trois missions sensibles dans les six mois qui ont suivi, dont une mission stratégique pour un grand groupe.